04.11.2009
Sin Nombre, de Cary Fukunaga **

Synopsis :
Au Honduras, la jeune Sayra retrouve son père après une longue séparation. Elle va enfin réaliser son rêve, émigrer avec lui et son oncle aux Etats-Unis.
Au Mexique, Casper est membre de la " Mara ", l'un des terribles gangs d'Amérique Centrale. Pour venger la mort de sa fiancée, il tue un chef de bande et prend la fuite. Sur le toit du train qui file vers le Nord, entourés de centaines de candidats à l'émigration, Sayra et Casper se rencontrent. Il fuit son passé criminel, elle espère un avenir meilleur: parviendront-ils à échapper ensemble à leur destin et à franchir la frontière ?
Mon avis :
Très prometteur pour un premier film, le jeune Cary Fukunaga comptera dans les années à venir, la recherche de la perfection dans ce style "très photographique" est à l'honneur.
Dans l'ensemble, tout se tient, les acteurs sont exemplaires, l'histoire est très intéressante et très bien composée.
Bref, ce film est Très, mais manque ce supplément d'âme, peut-être quelques longueurs, pour qu'il reste un très grand film dans la tête des spectateurs.
Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : cary fukunaga, sin nombre, cinema
31.10.2009
Rapt, de Lucas Belvaux *

Bon, pour commencer, autant vous dire tout de suite qu'Yvan Attal et moi, c'est pas la douce vie de Fellini, parceque je trouve qu'il joue trop dans l'excès, que son oeil foutu et son oreille qui ressemble à rien, je peux pas... il a quoi à part sa femme et feu son beau-papa, si tant est qu'ils lui appartiennent ?... une voix à la Tom Cruise... et Alors ?... et encore je vous parle pas du consternant "Les Regrets".... bah les regrets dans ma face le jour ou j'ai voulu voir ce film...
Bon, parlons du film... attention ça va aller vite !
Le Yvan, dans le film, il joue un patron président baron d'un gros groupe avec 150.000 employés, il a une grosse voiture with chauffeur, des copains de cartes, des copains de chasse, une garçonnière et une maîtresse très jeune, une femme qui pleure (Anne Consigny, ça lui va bien, ces rôles de femmes qui pleurent), 2 filles qu'il aime comme ses filles, et avec ça, il a toujours les cheveux propres.
Un jour, il se fait enlever par des méchants voyou à l'accent du sud (jamais des chtis, les méchants, jamais), ils le mettent dans une tente kéchoi et lui coupe un doigt, pour bien montrer à sa famille et à son entreprise c'est qui qui veut 50 millions et c'est qui qui sont les plus méchants. l'Yvan il se dit que ça va aller, que ça va s'arranger (pas son doigt), que l'entreprise va payer... bah il se mets les 9 doigts restant dans les yeux, que nenni, trop facile, et puis y'aurait pas de film si c'était pas plus compliqué.... donc à partir de là, les médias fouillent les poubelles, et trouvent que quand même, 50 millions, c'est cher payé pour un baron péteux qui trompe sa femme et qui perd 1 millions au poker tous les dimanche. Couic le baron, il peut attendre, l'entreprise va pas aider un patron qui fait mauvaise pub.
Bon, après 2, 3 péripéties un peu tendues du slip, le Yvan retourne chez lui, se prend un bon bain, une instance de divorce, et aime plus que tout son chien de chasse qu'il est beau le toutou à son papa.
Conclusion, Lucas Belvaux fait du bon cinéma, c'est léché et tout et tout, mais ça vole pas dans les brancards, c'est très loin d'Audiard dans le noir, et ça fait un peu dormir à la moitié.
Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : lucas belvaux, anne consigny, yvan attal, rapt
09.04.2009
Ponyo sur la Falaise ***

Le petit Sosuke, cinq ans, habite une maison au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue en contrebas e la falaise, il découvre, piégée dans un pot de confiture, une petite poisson rouge à tête bizarement humaine, qu'il nomme Ponyo, Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un petit seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer, la force à revenir avec lui dans les profondeurs.
Bien décidée à devenir une petite fille, Ponyo s'échappe avec l'aide de ses soeurs, pour retrouver Sosuke.
Fidèle depuis toujours du génie Hayao Miyazaki et de la musique envoûtante de Joe Hisaishi, je me suis empressé....et que dire de plus que : Un chef d'oeuvre !
Le genre du maître est respecté : un jeune enfant, auquel on s'identifie rapidement, fait la connaissance d'un être extraordinaire (très semblable à Totoro, avec une pincée de Mononoke), et s'ensuit une histoire fabuleuse qui vous laisse ... cloué au siêge avec le sourire ... cloué aux lêvres.
Donc, au final, au lieu d'aller voir des navets proclamés et de vous assurer que c'est bien de la crotte de navet (à croire que la carte UGC ne sert qu'à ça ?), allez contempler l'oeuvre de Myazaki, et reviendez me dire que j'ai eu 1000 fois raison, ça vous changera :( en :)
A VOIR, REVOIR, REREVOIR, et ....REREREVOIR ! (la carte UGC sert aussi à ça)
Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ponyo, falaise, myazaki, hayao, ghibli
29.11.2008
Julia, d'Eric Zoncka (en DVD) ***

"Julia", femme alcoolique complêtement à l'Ouest, décide de voler l'enfant d'une femme aussi détraquée qu'elle afin de récupérer l'argent de la rançon "de la rançon initiale".
Cynique, sensible, désemparée, aimante, effrayante, tout y passe... Tilda Swinton est impeccable dans un rôle multi-facette.
Un film prenant, qui flaire bon les vieux films de Cassavetes, caméra à l'épaule et tension borderline, et on en redemande encore et encore... Reste à Espérer qu'Eric Zoncka ne remêtera pas 10 ans (La vie rêvée des Anges) pour nous sortir un film d'une telle intensité.
21.11.2008
Two Lovers, de James Gray ****

Avec "Walk the line" il m'avait subjugué...avec "La nuit nous appartient", il m'avait épaté... avec "Two Lovers", il m'a anéanti !
Joaquin Phoenix, je le connais principalement que par ces 3 films... bon, il y a "Gladiator", mais ça compte pas pour moi.
Pour me faire une idée de la force de frappe oculaire d'un acteur, j'ai besoin de le retrouver dans des rôles aussi borderline que dans ces 3 films là, de me retrouver aussi un peu dans l'histoire... bon, je ne joue pas aussi bien de la guitare que Johnny Cash, je ne suis pas accroc à la coke ni fêtard comme Bobby Green, mais il m'arrive d'ètre très amoureux et de me retrouver d'une certaine façon comme eux et surtout comme Leonard Kraditor dans "Two Lovers", mais à l'inverse du personnage, je penserai toujours ètre assez fort pour surmonter ces épreuves, j'ai assez souffert comme ça dans le passé, je n'ai pas besoin de me saouler à la vodka, de me faire du mal avec de vieilles photos d'"ex-amour de ma vie", ou de me jeter dans la Loire pour me rendre compte comme certains maux peuvent ètre si dé-structeur/vastateur... je laisse tout ça derrière et j'avance tant bien que mal.
Putain de bon film, Ouais ! Allez lire cette critique, tout y est et si ça ne vous tente pas, alors passez votre chemin et achetez-vous une empaleuse et empalez-vous... parceque ça fait longtemps que les critiques n'ont pas été si unanime, en passant de studio à première, brazil, télérama ou les inrocks, tout le monde y va de ses nombreuses étoiles, et ce film le mérite amplement.
Edith de 00h33 : Non mais quand même... JOAQUIN PHOENIX est Ziii Acteur ! il me ferait presque oublier guillaume, le con!



